La forme de la jupe sous le Second empire

La forme de la jupe



La mode illustrée de 1865

Les jupes des robes sont aujoud'hui très larges sur leur bord inférieur et doivent être diminuées sur le bord supérieur . On coupe le lé en pointe (en biais) d'un côté seulement, par conséquent chaque lé est plié également en biais et coupé en biais.

Une jupe ayant 5 mètres de circonférence sur son bord inférieur doit avoir seulement 2,5 mètres de circonférence sur son bord supérieur.

Le lé de devant, seul, devra être coupé en biais de chaque côté, on enlève une pointe de chaque côté vers le haut du lé, les deux lés placés de chaque côté de celui du devant sont cousus du côté qui est en droit fil, tous les autres lés sont réunis de la même façon, c'est-à-dire que l'on coud ensemble un côté en droit fil et un côté en biais ; au milieu, par derrière, deux biais sont cousus ensemble. Ce dernier détail donne beaucoup de grâce à la jupe et rejette son ampleur en arrière.

Pour monter cette jupe, on laissera, par devant, 20 centimètres  au moins sans plis, avec le reste de la jupe, on forme des plis en ayant soin de toujours recouvrir les coutures, en les renfermant sous un pli, et de rejeter toute l'ampleur par derrière ; le nombre de lés varie suivant la largeur de l'étoffe ; la jupe doit toujours avoir au moins 5 mètres de circonférence sur son bord inférieur.

Les jupes actuelles étant très étroites du haut on les plisse de cette façon :

Par devant, un large pli de 20 centimètres environ formant tablier. Par derrière, le même large pli ou fronces,  les deux côtés des petits plis de 2 à 3 centimètres pour remplir la distance, en ayant toujours soin de dissimuler les coutures, tous les plis sont tournés en arrière. Quelquefois, on continue les petits plis jusque derrière ; dans ce cas, on supprime le grand pli ou les fronces.

La jupe se termine par une ceinture faite dans le me;me tissu que la robe. Le galon qui fait le tour de la ceinture, à l'intérieur,  est doublé avec du coton glacé blanc.

Jupe de la robe de bal

robes de Madame Bréant de 1865